Nouvelle Toyota Prius
Le système Hybrid Synergy Drive de la nouvelle génération comporte des composants dont 90% des éléments ont été redéfinis afin de l’alléger et d’en réduire l’encombrement. Parallèlement, les ingénieurs ont cherché à augmenter la puissance, à réduire encore la consommation en conditions réelles et à améliorer le fonctionnement par temps froid. Ainsi, le système gagne 22% en puissance (de 110 à 136 chevaux), 14% en sobriété (3,9 l/100 km) et le taux de CO2 a été abaissé à seulement 89 g/km. Capable de rivaliser avec n’importe quelle voiture conventionnelle de 2 litres, la nouvelle Prius accélère de 0 à 100 km/h en 10,4 secondes. De plus, l’augmentation de cylindrée (1,8 litre désormais) permet d’abaisser le régime moteur à vitesse élevée, ce qui procure une économie de carburant de 10% sur les longs trajets. En Belgique, cela se traduit malheureusement par une légère augmentation de la taxe de mise en circulation et de la taxe annuelle de circulation, mais on peut espérer que le système actuel soit enfin revu à court terme…
La Prius de troisième génération ne doit pas être considérée comme un modèle de niche, qui ne se jugerait qu’à l’aulne de critères spéciaux. Si son taux de CO2 est inférieur à ceux des citadines des segments A et B, ses performances routières et ses qualités dynamiques supportent sans rougir la comparaison avec n’importe quelle concurrente du segment des familiales. La Prius est montée sur une toute nouvelle plateforme dont la géométrie des suspensions a été largement repensée, tant au niveau des jambes MacPherson avant que de l’essieu de torsion arrière. Par ailleurs, la rigidité au roulis et l’angle de chasse des suspensions avant ont été accrus, pour procurer un ressenti directionnel plus naturel. L’action conjointe de ces remaniements améliore nettement la dynamique de conduite de la nouvelle Prius, notamment en termes d’agilité, de stabilité et de confort routier.
La Prius conserve son profil monocorps, mais un soin particulier a été porté à la réduction des accostages, au lissage de la jonction porte/joint de vitre, ainsi qu’à l’aérodynamisme des rétroviseurs extérieurs, des poignées de portes, du spoiler arrière et du soubassement. Le souci du détail se manifeste jusqu’aux combinés de feux et aux ouïes d’admission avant, afin d’optimiser l’écoulement d’air et de limiter les turbulences. Il en résulte la voiture de grande série la plus aérodynamique au monde, le Cx passant de 0,26 à 0,25.
Les proportions et l’architecture de la nouvelle Prius bénéficient d’évolutions conséquentes : elle s’allonge de 15 mm à 4,46 m, un gain intégralement dû à l’allongement du porte-à-faux avant. Si l’empattement reste inchangé, la largeur augmente de 20 mm pour passer à 1,745 m, ce qui confère à la voiture une meilleure stabilité et une prestance plus dynamique. Pour conserver l’aérodynamique, la hauteur hors tout reste à 1,49 m, mais le point culminant du pavillon recule et concourt ainsi au relèvement de 12 mm de la garde au toit. Enfin, le volume du coffre augmente de 32 litres grâce à la configuration plus compacte du bloc batterie hybride. L’habitacle entièrement repensé se démarque d’abord par le tableau de bord divisé en deux zones. Si elle marque déjà un jalon dans l’histoire des motorisations automobiles, la Prius, troisième du nom, inaugure de nombreuses innovations de haute technicité et des dispositifs de sécurité active jusqu’alors inédits sur le segment des familiales. Citons la ventilation à énergie solaire, l’affichage tête haute d’informations dans l’axe de vision du conducteur, la sélection au volant « Touch Tracer » de l’affichage, l’éclairage à diodes généralisé, le système de sécurité pré collision, le régulateur de vitesse adaptatif, l’aide intelligente au stationnement et du plastique écologique d’origine végétale. Sur la nouvelle Prius, on trouve en effet des pièces d’origine végétale en expansé et moulées par injection en de nombreux endroits, comme les plaques de seuil, le fond de coffre et les rembourrages de siège…
