Nouvelle Peugeot 3008

 
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Le constat est connu depuis quelques années : le marché des berlines recule (70,3 % du segment M1 en 1999, 51 % l'an dernier) au profit d'autres créneaux dont les monovolumes et surtout les SUV, dérivés plus soft des 4 × 4 (+ 266 % en 2008). Face à cette évolution, chaque constructeur se positionne. Peugeot, qui a cherché aussi sa voie dans des berlines plus luxueuses (308) en attendant à l'automne, « un monoplace de 5 à 7 places qui va surprendre », a imaginé une gamme à double zéro désignant des modèles au volume élargi. Voici donc, après la 4007 « made in Mitsubishi », une 3008 reposant sur la 308 (+ 9 cm en longueur, + 14 cm en hauteur) et ne manquant pas d'originalités. À commencer par une position surélevée et surtout des proportions étonnantes soulignées par un look plutôt agressif à l'avant et que chacun appréciera selon ses goûts.

À l'intérieur aussi, la 3008 flashe à travers les chromes, des boutons type cockpit, une vision « tête haute » projetant des infos dont la vitesse sur une lame en plexiglas placée derrière le tableau de bord et une finition cossue. Sans perdre de vue le côté utilitaire d'un break grâce au hayon double avec abattant, au basculement automatique des sièges libérant le plancher ou au volet du coffre que l'on peut placer à trois hauteurs différentes pour moduler le volume. De quoi dégager une impression d'espace accentuée encore par le grand toit vitré.

Peugeot a aussi peaufiné les équipements originaux dont, en option, un système de gestion de la motricité spécifique pour différents sols (neige, tout chemin, sable…). Associé à des pneus hiver, ce « grip control » offre notamment une alternative aux 4 × 4 en montagne. Autres aides à la conduite : un dispositif antiroulis actif via un troisième piston hydraulique relié aux amortisseurs arrière et un système de « distance alert » qui prévient le conducteur se rapprochant trop d'un autre véhicule sans toutefois le ralentir. La 3008 sera associée à trois moteurs diesel avec filtre à particules (110, 150 et 163 ch) qui couvriront 90 % du marché, à côté des deux mécaniques à essence (120 et 150 ch) conçues avec BMW.

Un essai dans le trafic n'a pas permis de se faire une idée précise de la tenue de route mais a suffi à valoriser le très bon confort général et une bonne maîtrise du roulis malgré la souplesse des suspensions. Par contre, si les premiers prix sont connus – 20.200 euros pour la version 1.6 VTI de 120 ch., et 22.850 euros en 1.6 HDI 110 ch – on attend avec curiosité l'addition finale. Car, si Peugeot a déjà établi des parallèles avec la Nissan Qashqai, couronnée de succès, une 3008 bien équipée ne devrait pas jouer dans la même catégorie de prix… Sortie en juin.

 
 
 
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